Bons et mauvais côtés des smartphones à l’adolescence

Publié par Tancrède SUARD
20 Nov, 2020

Aujourd’hui, 85% des préados (12-13 ans) acquièrent un smartphone dès leur entrée au collège et 94% des 14-15 ans ont un smartphone. Et contrairement aux générations précédentes, cet outil n’a plus seulement vocation à téléphoner et à écouter de la musique, bien au contraire. Ainsi, on peut se demander si tous les usages du smartphone sont bénéfiques (ou non) aux jeunes de 7 à 18 ans. D’autres questions subsistent : quel est l’impact du téléphone portable dans la construction sociale d’un individu ? Quels sont les bons et les mauvais côtés des smartphones à l’adolescence ? Une chose est sûre : certaines réponses risquent de vous surprendre !

Quel est l’âge moyen du premier téléphone ?

En France, l’âge moyen du premier téléphone est de 11 ans et demi, selon le CSA. Mais à cet âge (entrée au collège), ses usages sont plutôt restreints. Un enfant de 11 ans utilise son smartphone avec trois objectifs :

  • téléphoner
  • envoyer des messages
  • écouter de la musique

Pour les parents, cet outil est à la fois pratique et nécessaire. Il leur permet de joindre leur enfant en cas d’urgence ou pour se retrouver quelque part après l’école, par exemple. Or, l’évolution des usages est (très) rapide ! Si l’on en croit les chiffres, 78 % des préados utilisent leur smartphone pour les réseaux sociaux. Et dès la classe de 5e, les élèves sont inscrits à en moyenne 3,6 plateformes sociales (hors YouTube). Or, la dépendance s’installe vite, très vite. En fait, deux préados sur trois préfèrent être privés de sortie que de mobile.

Méfaits des smartphones à l’adolescence

Un jeune garçon qui a un mauvais usage de son smartphone en classe

Cyberharcèlement, addiction, troubles du sommeil : les mauvais côtés des smartphones à l’adolescence sont nombreux. En outre, acheter un smartphone à chaque membre de la famille représente un certain coût. En effet, le prix moyen d’un smartphone en France est de 420 euros selon une étude de l’institut GfK. Sans compter les achats connexes comme les jeux en ligne, les accessoires et les abonnements de type Spotify ou Netflix. Par ailleurs, les smartphones sont les ennemis jurés de tous les professeurs de collèges et de lycées. Car ils représentent une énorme distraction dans les salles de classe. Et même si la plupart des enseignants demandent à leurs élèves de ranger les téléphones ou de les mettre en mode silencieux, les élèves sont inévitablement tentés de les regarder.

Dangers des smartphones chez les adolescents

Une adolescente pleure devant son smartphone

Certains adolescents sont totalement dépendants à leurs smartphones, ce qui entraîne de la paresse et de la solitude. Mais cette addiction aux smartphones chez les jeunes va bien plus loin que cela. Sous l’emprise des réseaux sociaux, les adolescents rencontrent des difficultés à faire la différence entre le virtuel et la réalité.

Par ailleurs, le harcèlement scolaire s’aggrave à mesure que les smartphones prennent du terrain dans les cours de récréation. Alors que la moitié des adolescents (53 %) envoient plus de 100 SMS par jour (plus de 200 même pour un quart des adolescents), la menace du cyberharcèlement est de plus en plus présente. D’ailleurs, l’augmentation du harcèlement en ligne ou du cyberharcèlement pendant le confinement s’élève à 30%.

“L’accroissement du temps passé en ligne a exposé  les ados à un risque accru de cyberharcèlement, notamment pour des jeunes qui parfois faisaient leurs premières expériences dans la sphère numérique, seuls sur leur smartphone. » explique Justine Atlan, directrice générale de l’association e-Enfance.

En fin de compte, les parents savent mieux que quiconque si leurs enfants sont capables de gérer ou non l’usage du smartphone. C’est donc aux parents de prévenir les risques – et d’agir.

Bienfaits des smartphones à l’adolescence

Les smartphones ont aussi de bons côtés – et heureusement. Grâce aux nouvelles technologies, les adolescents d’aujourd’hui sont capables de mieux s’adapter à leur environnement. En outre, 85 % des mères déclarent que les smartphones “soulagent définitivement la pression à la rentrée scolaire, ce qui rend cette période moins stressante”.

En outre et lorsque les parents ne sont pas là, les enfants peuvent enregistrer des vidéos et prendre des photos afin de les partager plus tard avec leur famille. Sans l’accès à cette technologie, les familles passeraient donc à côté de nombreux moments précieux.

De plus, certaines applications mobiles représentent des moyens ludiques d’enseigner des matières difficiles comme les mathématiques et les sciences. Par exemple, l’application gratuite de la NASA propose des vidéos et des images interactives de la vie dans l’espace, ce qu’un cours magistral ne pourrait jamais offrir. Aussi, les élèves dégoûtés ou ceux qui ont des principes éthiques bien ancrés en matière de cruauté envers les animaux peuvent disséquer des grenouilles virtuelles sur leur téléphone. Les élèves phobiques des mathématiques, eux, peuvent répéter leurs tables de multiplication par le biais de jeux et de puzzles.

Enfin, les smartphones donnent accès à l’information et aux groupes de partage. En période de confinement, il est plus que nécessaire d’y avoir recours. Aussi, le smartphone permet une bonne intégration sociale, c’est un symbole d’indépendance fort pour les jeunes (devant la voiture). Grâce aux téléphones mobiles, les ados peuvent communiquer entre eux, s’organiser dans leur travail et renforcer leur sensation d’appartenance à un groupe.

Smartphones : pourquoi un contrôle parental ?

Un père explique quelque chose à son garçon devant son smartphone

Loin d’être naïfs, 93% des ados savent très bien qu’Internet représente des dangers potentiels et que prendre des précautions est une bonne solution. Pourtant, le contrôle parental n’est installé que sur 28% des smartphones !

Ce chiffre est d’autant plus étonnant lorsque l’on sait que 92 % des parents sont conscients des risques. Les solutions de contrôle parental ne semblent pas satisfaisantes. Alors, pourquoi attendre que le pire arrive avant de prendre ses précautions ? En effet, Kormos peut vous aider à combler les lacunes des outils de contrôle parental actuels.

En somme, utiliser Kormos vous permettra de lutter contre les problèmes de plus en plus fréquents : cyberharcèlement, pornographie, partage de photos compromettantes… Les dangers des réseaux sociaux, c’est avant tout une question de prévention ! Protégez vos enfants de leurs usages dès aujourd’hui grâce à Kormos.

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