Quelles sont les conséquences du cyberharcèlement chez les jeunes ?

Publié par Tancrède SUARD
23 Nov, 2020

Selon une étude IFOP, plus d’un jeune sur cinq entre 18 et 24 ans a déjà été victime de cyberharcèlement. Mais cette étude prouve aussi que plus on est jeune, plus on est touché par le cyberharcèlement. Alors que ce problème prend de l’ampleur, il est crucial de comprendre les effets du cyberharcèlement et les solutions pour le prévenir. Cet article aborde donc le problème du cyberharcèlement et ses conséquences morales et physiques de la personne harcelée ainsi que le cybersexisme, un fléau de plus en plus nocif chez les ados.

Qu’est-ce que le harcèlement scolaire ?

jeune fille victime de harcèlement aux rumeurs

Le harcèlement scolaire se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique à l’école, au collège ou au lycée. Le concept du harcèlement scolaire date du début des années 1970. Il a été inventé par le psychologue Dan Olweus à l’occasion d’études réalisées dans des établissements scolaires scandinaves.

Pour être considéré comme une forme de harcèlement, le harceleur doit : 

  1. Agir dans une volonté délibérée de nuire ;
  2. Répéter son action et l’inscrire dans la durée ;
  3. Avoir pour objectif d’isoler la victime.

Diverses actions peuvent mettre la puce à l’oreille telles que :

  • les menaces ;
  • la propagation de rumeurs ;
  • les attaques physiques ou verbales ;
  • l’exclusion délibérée d’une personne d’un groupe.

Qu’est-ce que le cyberharcèlement ?

La définition de cyberharcèlement est la suivante : « un acte agressif, intentionnel perpétré par un individu ou un groupe d’individus au moyen de formes de communication électroniques, de façon répétée à l’encontre d’une victime qui ne peut facilement se défendre seule ».

La cyberintimidation peut se produire par l’intermédiaire de SMS, d’applications ou des médias sociaux. Le cyberharcèlement comprend l’envoi, la publication ou le partage de contenus nuisibles, faux ou méchants à l’égard d’une autre personne. Elle peut inclure le partage d’informations personnelles ou privées causant de l’embarras ou l’humiliation. Certaines formes de cyberharcèlement peuvent même être illégales ou criminelles.

En effet,  toutes les formes de cyberharcèlement n’ont pas le même degré de gravité. Certaines comprennent des insultes, des menaces et des moqueries. D’autres peuvent aller jusqu’au piratage de compte et à l’usurpation d’identité digitale. En outre, certains jeunes vont même jusqu’à créer une page ou un groupe discriminant un ou plusieurs camarades. Enfin et dans les cas les plus graves, le cyberharcèlement peut conduire à la publication d’une photo ou d’une vidéo de la victime en mauvaise posture. Cette dernière forme de cyberharcèlement a même un nom : le sexting.

Qu’est-ce que le sexting ?

Femme utilisant son smartphone tard la nuit dans le lit regardant ses messages

Le sexting consiste à envoyer et à recevoir des messages sexuels par le biais de technologies telles que le smartphone, les applications, les mails ou la webcam. Pour certaines personnes, les sextos sont un moyen d’explorer sa sexualité ainsi que la confiance, les limites et l’intimité de l’autre. Cependant, dans certains cas, les sextos (résultats du sexting) sont utilisés pour intimider, faire chanter et dégrader la réputation de quelqu’un. Ainsi, l’impact du cyberharcèlement sur les jeunes s’intensifie avec le temps et se divise en trois aspects majeurs.

Qu’est-ce que le cybersexisme ?

drapeau lgbt sur le smartphone

Présentons maintenant un autre phénomène nouveau et virtuel : le cybersexisme. Selon une étude réalisée par l’Observatoire Universitaire International d’Éducation et Prévention (OUIEP), 20 % des filles et 13 % des garçons rapportent avoir  été insultés en ligne sur leur apparence physique

(poids, taille ou de toute autre particularité physique). En outre, 17 % des filles et 11 % des garçons ont déclaré avoir été confrontés à de la cyberviolence par le biais de photos, de vidéos ou de messages postés sur les réseaux sociaux. Ce phénomène est en nette augmentation.

Conséquences morales et physiques pour la personne harcelée

adolescente frustrée s'inquiète devant son ordinateur

Conséquences du cyberharcèlement chez les jeunes

À cause de l’anonymat et de la rapidité d’Internet, de nombreux actes de cyberharcèlement restent impunis. Pourtant, les conséquences du cyberharcèlement chez les jeunes sont bien réelles.

Être la cible de cyberattaques est déstabilisant, notamment lorsque beaucoup de jeunes participent à l’intimidation. Les victimes de cyberharcèlement ont parfois l’impression que le ciel leur tombe sur la tête, elles sont stressées et désarmées. Mais certaines conséquences sont bien plus graves encore :

  • Impression d’insécurité constante
  • Sentiment d’humiliation intense
  • Mauvais résultats scolaires
  • Besoin de vengeance
  • Isolation
  • Dépression
  • Maux de tête ou d’estomac
  • Insomnie
  • Suicide

Effets du cyberharcèlement sur les études

Les recherches ont montré de façon constante que les actes de harcèlement peuvent avoir un impact négatif sur les résultats scolaires des enfants et des adolescents. Les notes et les résultats aux examens baissent tout au long de l’année scolaire. Et pour cause : le cyberharcèlement ne s’arrête jamais. Une fois de retour de l’école, l’enfant a toujours accès aux messages et aux posts de ses harceleurs.

Comme indiqué précédemment, cela peut donc faire partie des signes de harcèlement. Ainsi, il est essentiel de repérer les signaux que vous envoie votre enfant. En effet, le cyberharcèlement n’est pas une infraction réprimée par la loi française et se doit donc d’être géré rapidement par le cercle familial. Sinon, le ou la jeune risque de se taire, d’attendre et de se morfondre pendant des mois voire des années.

Solution efficace au cyberharcèlement : faire usage de Kormos

Mère avec sa fille devant un ordinateur

Si vous pensez que votre enfant est victime de cyberharcèlement, prenez des mesures le plus vite possible. Parlez-en à votre enfant/adolescent même si cela vous semble gênant. Engagez la conversation avec douceur et laissez votre enfant expliquer la situation avec ses propres mots. Assurez à votre enfant que sa valeur en tant que personne n’a rien à voir avec le fait d’être taquiné ou harcelé. Faites-lui savoir que les représailles ou même le fait de répondre à un intimidateur en ligne ne peuvent qu’aggraver la situation.

Encouragez-le à documenter chaque incident en enregistrant et en prenant des captures d’écran de textes, de photos et d’autres contenus indésirables. Aussi, dites-lui de sauvegarder l’adresse URL d’où proviennent les messages néfastes ou suggérez à votre enfant de vous les transmettre directement.

Signalez les cas de cyberintimidation aux enseignants et au directeur de l’école, du collège ou du lycée de votre enfant. Dans les cas extrêmes, informez la police. Enfin, n’oubliez pas que plus tôt le cyberharcèlement est identifié et traité, meilleures sont vos chances de protéger votre enfant de ses méfaits.

Mais avant toute chose, testez Kormos : un outil de contrôle parental qui intervient directement sur les comptes de réseaux sociaux de vos enfants. Restez informé.e.s à la première menace !

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